GLOSSAIRE PARISIEN

Le Café de Flore est bien plus qu’un comptoir où prendre un expresso, une table pour déjeuner d’une omelette parfaite. Le Café de Flore, c’est l’esprit du quartier qui l’accueille, Saint Germain des Près, voir même le symbole de Paris.

Il faut dire que le lieu est incroyable. Situé à l’angle d’un boulevard iconique dans un quartier qui l’est tout autant et qui a des airs de village, cette adresse émerveille autant les parisiens que les touristes chics qui franchissent timidement le pas de sa porte. Car le troquet a de quoi impressionner ! Avec sa déco inchangée et ses garçons de café sortis tout droit d’un roman, c’est un grand saut dans le vrai Paris.

Et puis soyons francs, ce qui fait le Flore, c’est avant tout ses fréquentations. On peut dire que les banquettes rouges en ont vu de toutes les couleurs.

Depuis son ouverture en 1887, il a vu défiler tous les auteurs français qui ont marqué la littérature (d’Aragon à Jean d’Ormesson), les artistes internationaux de passage dans la capitale (Picasso comme Giacometti étaient des habitués) mais aussi les journalistes parisiens, éditeurs et designers cherchant l’inspiration. La starlette du moment y passe quant à elle trois fois par semaine.

Tout ce qui touche de près ou de loin à la création voit le Café de Flore comme un formidable espace de liberté ! Les artistes et écrivains s’y sentent comme chez eux et envisagent la salle comme une extension de leur bureau. Apollinaire s’y installe en 1913 et y crée une salle de rédaction ; Simone Signoret y rédige ses mémoires pendant la seconde guerre mondiale.

Si le Café de Flore est si mythique, quelle attitude y adopter ? Nous vous conseillons d’être naturel, comme si vous connaissiez le personnel depuis votre plus tendre enfance et de saluer poliment en arrivant. Attention à ne pas vous asseoir par mégarde à une table réservée, ce serait une faute de goût terrible que de s’approprier le coin préféré de Catherine Deneuve.

L’usage veut qu’on y commande des plats simples et typiques dans la pure tradition des bistrots parisiens. Un croque-monsieur ou un œuf à la coque accompagné de mouillettes, un éclair en dessert et un ladoucette (le vin blanc de la maison) pour arroser le tout.

Le Mot d’Inès : Au Café de Flore, commandez une salade Colette !

Pour la petite anecdote, nous savons de source sûre qu’Isabella Rosselini ne s’asseoit qu’en terrasse, que Malraux aimait commander un Pernod glacé, Serge Gainsbourg un double pastis 51.

Pour résumer, Le Café de Flore est un concentré germanopratin, une pépite de la rive gauche, un morceau de Paris ni plus ni moins. Une journée parfaite dans la capitale démarre forcément … par un Café au Flore.

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